News

Rapport: La petite vendeuse de soleil de Djibril Diop Mambety ferme l’écran de projection

Ce Mercredi 30 Juillet à Bonendale Turbo bar, la Fondation AfricAvenir International a projeté le dernier de sa série de huit films africains, pour les villages Ndobo, Bonendale, Bonamatoumbe, Bojongo et Sodiko. La petite vendeuse de soleil de Djibril Diop Mambety ferme l’écran de projection.Rapport de Jean Ndoumbe.

Douala, le 02 Août 2008

« Cinéma au Village »

La petite vendeuse de soleil de Djibril Diop Mambety
ferme l’écran de projection.

vendeuse du soleil Ce Mercredi 30 Juillet à Bonendale Turbo bar, la Fondation AfricAvenir International a projeté le dernier de sa série de huit films africains, pour les villages Ndobo, Bonendale, Bonamatoumbe, Bojongo et Sodiko.

La journée commence par une très forte pluie ; une pluie qui nous fait penser que la clôture des soirées du « Cinéma Africain au village » sera perturbée. Mais, le ciel de Bonendale, contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, manifeste sa reconnaissance ; bien avant l’heure du début de la soirée, la pluie cesse.

La cour de Turbo bar est comme toujours, remplie d’hommes, femmes et enfants qui viennent de tous les côtés pour être de la fête du cinéma. Les trois bâches font le plein, et ceux qui ne peuvent s’y trouver une place, se placent debout, derrière la petite clôture en fleurs.

Merveille Moukoko, la traductrice des films en langue duala, prend la parole et la soirée commence. Elle salue l’audience et leur annonce la présence du Chef des Bakoko de Dibombari, Sa Majesté Essawe, et celle du Chef de Bonendale I, Sa Majesté Ndumbe Tukuru Abel, puis elle accueille nos fidèles compagnons, les média. L’évènement proprement dit débute par un spectacle d’ ESSEWE, une danse traditionnelle du peuple Sawa. Les danseurs et musiciens égayent le public avec leurs mouvements, paroles et instruments. Après ça, on écoute les impressions de quelques personnes ayant répondu présent à l’invitation du Cinéma africain durant tout le mois de Juillet. L’Etudiant Etonde apprécie la Fondation AfricAvenir International de cette initiative qui lui a permis de connaître l’Afrique autrement.

De son côté, le Révérend Mbongo exhorte les jeunes à suivre les activités d’AfricAvenir et à en tirer profit. Quand à lui-même, il est « un partant ». La Veuve Etonde, qui approche la centaine, ne cache pas sa joie : « Je suis très contente. A l’époque où nous étions jeunes, nous n’avons pas eu l’occasion de nous rendre au Cinéma. On ne connaissait pas ça. ». Un journaliste, au nom de tous les média, encourage le prince Kum’a Ndumbe III à poursuivre de telles initiatives qui tendent à informer les Africains sur eux-mêmes. Sa Majesté Ndumbe Tukuru Abel et Sa Majesté Essawe se sentent fort comblés. Ils sont heureux de voir dans un village, des films africains projetés, avec une forte présence. Pour eux, c’était une occasion pour les populations de connaître leur continent.

Ensuite, « La petite vendeuse de Soleil », qui ne dure que 45 minutes, est projeté sur le grand écran. Il s’agit de l’histoire d’une petite fille handicapée, qui décide de se rendre à Dakar pour gagner sa vie. Bousculée un jour par des garçons qui vendent des journaux, elle se relève et jure aussi de devenir crieuse. Ce film de Djibril Diop Mambéty captive aussi les petits que les grands. Il est plein de leçons et paroles de sagesse. On remarque les grands efforts de la petite vendeuse à subvenir non seulement à ses besoins, mais aussi à ceux de son entourage.

A la fin, alors que le générique de fin fait son apparition, de grands applaudissements se font entendre, suivis d’exclamations de part et d’autres : « C’est vraiment fini ?! Orrr ! », « Je voulais connaître la suite. ». « Vous revenez quand ? L’année prochaine ou dans deux ans ? »

Les appréciations viennent de partout, en direction de l’équipe de la Fondation AfricAvenir International. Aujourd’hui encore, beaucoup manifestent leur volonté de devenir membre de la Fondation. Juste au moment où les derniers pas quittent la cour, la pluie commence à descendre.

En définitive, cette première édition du « Cinéma au village » a été un moment d’éducation, un moment où les cinéastes africains nous ont permis de nous découvrir. L’image et le son de nos jours, restent le moyen de communication le plus efficace ; on imite les autres en les regardant. Il est très important pour les Africains de regarder leurs films ; ils ne doivent pas chercher à définir leur continent uniquement au travers de ce que présente ou pense l’étranger.

Jean Ndoumbe
Chargé des projections

Leave a Reply