Langues nationales : Finale à trois
Cameroun Tribune, 15.12.2004: Organisé par la fondation AfricAvenir, le concours oppose des collèges de la place cet après-midi à Bonaberi. [Article, html]
Collège du Levant. Ces de Sodiko. Collège de Mabanda. Les trois établissements scolaires de Bonaberi à Douala disputent, cet après-midi, la finale du concours de langues nationales organisé par la fondation AfricAvenir, la Fondation pour le développement, la coopération internationale et la paix du professeur Kuma Ndumbe III. Dans le cadre de la préservation de notre patrimoine, philosophie de la fondation, des concours de langues nationales sont souvent organisés qui opposent la vingtaine de lycées et collèges basés dans la zone de Bonaberi, là où AfricAvenir est installée. L‘arrondissement de Douala IV est assez représentatif de la diversité linguistique et culturelle du pays. Le concours proprement dit comporte quatre épreuves à savoir le chant, la traduction, la lecture et l’écriture. Les premières étapes de l’exercice ont été riches d’enseignements pour les organisateurs. Ainsi, 16 établissements sur 20 ont participé à la compétition. Même s’il n’a pas été facile d’avoir accès aux lycées et collèges, la plupart des responsables ont apporté leur soutien. Il restait à convaincre les élèves dont la plupart se recroquevillaient sur eux-mêmes, conscients et sans doute malheureux de ne pouvoir dire un mot dans leur langue maternelle. Un constat s’est imposé. Sur les 1 600 élèves ayant participé aux éliminatoires, 80%, chacun dans sa langue, n’ont pas réussi à compter de 1 à 5. Médusés, les parents qui ne manquent pas d’encourager leurs rejetons, se demandent comment est-ce que l’on en arrive à une situation pour le moins tragique. Les jeunes Camerounais, eux, n’ont manifestement pas compris l’enjeu de la démarche, qui s’interrogent sur ce que le duala, le bassa, le medjumba ou le sanaga leur apportent, puisque ces langues ne sont pas inscrites dans les programmes scolaires. C’est à rire ou à pleurer ?
Stéphane TCHAKAM
[15/12/2004]
February 9th, 2005 at 12:35 pm
c’est une bonne idée. Si l’on part du principe que la civilisation de l’Egypte
anciennee etait une civilisation africaine, alors forcément les hiéroglyphes représentent bien l’écriture d’une langue africaine. Preuve que les sciences, la philosophie, la chimie etc peuvent etre enseignées dans nos langues africaines, contrairement à ce que l’on affirme.
February 28th, 2005 at 10:34 am
La cette démarche qui vient d’être entrepris doit infinement continuer.
Si nous notre désire est d’avoir une Afrique forte, un Cameroun Africain est sûrement Camerounais capable de puiser dans son essence, nos languessont et restent le seuls moyen de parvenir a optimiser nos forces et intelligence.
Savez-vous qu’un enfant qui ne parle pas sa langue ancestrale utilise vraisemblablement que 20 à 30% de son cerveau-intelligent?
Je suis tout a fait prêt à prendre corps et âme pour un tel travail.
Je vous remercie.
Ngea na Mouen na NJOH