Festival du film africain à Douala
Dans le cadre de son programme d’éducation, la Fondation AfricAvenir va montrer du 17 mai au 17 juin 2006 19 films de cinéastes africains.
Festival du film africain à New York et à Paris
La fondation AfricAvenir vous montre ces films à Douala du 17 mai au 17 juin 2006
Pas besoin d’aller à New York, à Paris non plus : AfricAvenir montre à Douala plusieurs films qui sont projetés aux « Etats Généraux du cinéma noir » à Paris du 28 avril au 8 mai et au 13è Festival du Film Africain à New York du 20 avril au 29 mai 2006». Des films tournés dans les langues africaines, sous-titrés en français.
Dans le cadre de son programme d’éducation, la Fondation AfricAvenir va montrer du 17 mai au 17 juin 2006 19 films de cinéastes africains en vingt deux projections. Deux fois par semaine, tous les mercredis et samedis à 16 heures et 19 heures, AfricAvenir va présenter ces films africains dans ses locaux à l’ancienne route de Bonabéri en face de l’hôtel Royal Palace. Ce programme d’éducation et de divertissement s’adresse aux amoureux du 7è art et à tous ceux que l’Afrique en mouvement passionne. Des débats ont lieu après les projections. Une sélection de neuf films pour les jeunes a été retenue. Les établissements scolaires peuvent réserver certaines projections pour leurs élèves. La participation aux frais s’élève à 500 FCFA les après-midi et à 700 FCFA les soirs.
Des films dans les langues africaines ? Ca marche super bien ! Avec des sous-titrages en français ou en anglais. Gaston Kaboré, l’un des pionniers du cinéma burkinabé, directeur du prestigieux Institut « IMAGINE » de Ouagadougou, se taille la part du lion dans ces projections avec ses films « Wend Kuuni », « Zan Boko », « Buud Yam » et « Rabi ». Djibril Diop Mambéty est représenté par trois films, « La petite vendeuse du soleil », « Le franc » et « Parlons grand-mère ». Trois films de Idrissa Ouedraogo seront projetés : « Le cri du cœur », « Tilaï » et « Samba Traoré ». Henri Duparc qui vient de nous quitter est représenté par « Bal poussière ». Les Camerounais Bassek Ba Kobhio et Jean-Marie Téno verront leurs films « Sango Malo » et « Le Malentendu Colonial » projetés. « Macadam Tribu » de Zeka Laplaine, « L’envol d’un masque » de Philippe Cassard, « Quand les étoiles rencontrent la mer » de Raymond Rajaonarivelo, « Laafi » de Pierre Yaméogo, « Sisters in law » de Kim Longinotto et Florence Ayisi et « Camp de Thiaoye » de Sembène Ousmane sont également programmés à la fondation AfricAvenir.
PROGRAMME
Mercredi 17/05/2006
16h-18h
« LA PETITE VENDEUSE DU SOLEIL » de Djibril Diop Mambéty (1999, Sénégal/Suisse, 45 min., wolof sous-titré français)
Dans les rues de Dakar, une petite fille qui se déplace à l’aide de béquilles, demande l’aumône. Jusqu’au jour où, bousculée plus fortement que d’habitude par les garçons qui ont le monopole de la vente des journaux, elle jure en se relevant de devenir elle aussi crieuse.
Dès le lendemain, elle sa bat pour vendre, comme les autres, Le Soleil, le célèbre quotidien sénégalais… « LE FRANC » de Djibril Diop Mambéty (1994, Sénégal, fiction, 45 min., wolof sout-titré français)
Marigo, le musicien, joue à la loterie nationale. Pour le mettre en sécurité en attendant le triage, il colle son billet sur la porte de sa chambre et le recouvre du poster d’un héros de son enfance. Le soir du tirage, la fortune explose aux yeux de Marigo: le numéro gagnant est celui de son billet! Marigo se voit déjà millionnaire. Mais l’ennui est que le billet est toujours collé sur la porte…
19h-21h
« BAL POUSSIERE » de Henri Duparc (1988, Côte d’Ivoire, fiction, version française)
Demi-lieu, riche paysan d’un village de côte d’Ivoire, possède cinq femmes. Il décide d’en épouser une sixième. Ainsi,il en aura une pour chaque jour de la semaine ; le dimanche, il se reposera et récompensera celle qui se sera le mieux comporté. Mais avec Binta, la nouvelle épouse, fille moderne et délurée, les conflits ne tardent pas éclater …
Mercredi 24/05/2006
16h-18h
« LE CRI DU CŒUR » de Idrissa Ouédraogo (1994, France, fiction, version française)
Moktar vit en Afrique avec sa mère Saffi lorsqu’ils reçoivent une lettre du père, émigré depuis de nombreuses années en France, qui leur demande de venir le rejoindre. L’enfant doit quitter son village et son grand-père qu’il sait très malade. Arrivé en France, Moktar s’endort souvent en faisant des cauchemars dans lesquels lui apparaît une hyène. On se moque de lui, pire on s’inquiète pour sa santé mentale.
Seul Paulo, un homme de cinquante ans rencontré par hasard, l’aide à domestiquer ses peurs.
19h-21h
« SANGO MALO » de Bassek Ba Kobhio (1991, Cameroun, fiction, français et langues camerounaise sout-titré français)
Bernard Malo Malo, un nouveau maître fraîchement sorti de l’Ecole Normale de Yaoundé, arrive au cœur de la forêt équatoriale au village de Lebamzip. Ce jeune instituteur enthousiaste, aux idées larges, va passer autant de temps avec ses élèves en classe qu’aux champs. Il leur parle de politique, de sexualité etc. L’affrontement avec les villageois est inévitable.
Samedi 27/05/2006
16h-18h
« L’ENVOL D’UN MASQUE » de Philippe Cassard (1995, Afrique, fiction, 30 min., version française)
Quelque part en Afrique: un masque traditionnel décide de quitter son village pour aller à la découverte de la ville moderne. La sortie de masques ancestraux pour la ville ?! Le réalisateur qui confronte tradition et modernité avec humour dédie ce film à tous les jeunes qui cherchent à être heureux et à aller de l’avant. Le masque exprime les frustrations d’un jeune face au vieux, lassé de la routine de son village. Les traditions et le passé mettent les jeunes à l’étroit, et pourtant, ils conservent un aspect admiratif du travail des femmes, ils restent fiers des astuces quotidiennes déployées par les habitants de la brousse.
« RABI » de Gaston Kaboré (1992, Burkina Faso, fiction, 62 min., moré sous-titré français)
Après qu´il soit tombé du vélo à cause d´une tortue NOUFOU décide de ramener l´animal chez lui. Son fils RABI, fasciné par la tortue ne réalise plus bien ses tâches c´est ainsi que son père se débarrassa de celle-ci. Son voisin le vieux Pusga lui donna une autre tortue mais RABI veut la domestiquer et s´opposer ainsi à l´autorité de son père. Les échanges entre Pusga et Rabi l´amenèrent a comprendre l´importance de la vie et surtout de prendre conscience de la nature dans laquelle il vit.
19h-21h
« ZAN BOKO » de Gaston Kaboré (1988, Burkina Faso, fiction, moré sous-titré français)
Tinga et sa famille mènent une vie paisible sur leur parcelle de terre, dans leur village natal. Tout aurait pu continuer comme cela. Mais le pays change, l’agglomération urbaine en pleine expansion va faire disparaître toute trace de propriété rurale. Tinga se retrouve très vite être le voisin d’un riche politicien qui se fera construire une superbe villa moderne, avec piscine. Le propriétaire de la maison se déclarera incommodé par les odeurs des animaux qu’élève Tinga…Mercredi 31/05/2006
16h-18h
« LE MALENTENDU COLONIAL » de Jean-Marie Téno (2004, Cameroun, documentaire, français, allemand sout-titré français)
Qui a le premier apporté l’évangile du Christ au Cameroun ? Alfred Saker ! Non, c’est faux, démontre Jean-Marie Teno dans son film qui nous trahit comment et pourquoi l’évangélisation du Cameroun et de la Namibie a été forcée et soutenu par le colonialisme.
Au début du 19è siècle, des Européens sont partis prêche l’évangile et convertir au christianisme des peuples du monde entier. Convaincus qu’ils étaient de la supériorité de la civilisation européenne, ils ont, pour la très grande majorité d’entre eux, accompagné et soutenu la colonisation en Afrique servant ainsi directement leurs intérêts et ceux de leurs Etats d’origine.
En s’emparant de ce paradoxe, Jean-Marie Teno reconstitue ce chapitre de l’histoire de l’humanité en montrant la dialectique entre éthique et intérêts marchands, avec pour résultat le traumatisme des colonisés et les préjugés des colonisateurs. Il confronte l’analyses d’historiens et de chercheurs africains comme Kange Ewane, Paulin Oulokpona Yinon, Kum’a Ndumbe III avec ceux des chercheurs allemands comme Joachim Zeller, Werner Wienecke, etc. En 2006, nous ne sommes pas encore libérés du colonialisme. Dans « Le Malentendu colonial », Jean-Marie Teno nous dit pourquoi.
19h-21h
« BUUD YAM » de Gaston Kaboré (1996, Burkina Faso, fiction, moré sous-titré français)
On est au début du 19ème siècle, sur le continent africain, en plein cœur de la boucle du fleuve Niger. Buud Yam raconte l’histoire de Wend Kuuni qui s’élance dans un imprévisible voyage, à la recherche d’un guérisseur pour soigner sa sœur Pughneere frappée d’un mal inconnu.
Samedi 03/06/2006
16h-18h
« LAAFI » de S. Pierre Yaméogo (1991, Burkina Faso, fiction, moré sous-titré français)
Dans la capitale, Joe et ses copains viennent d’obtenir leur bac. Ils rêvent tous de réussir à s’inscrire pour les études supérieures qu’ils ont choisies et ils se heurtent à l’administration et à ses quotas. Une course-poursuite en mobylette à travers Ouaga pour obtenir les quelques places à l’université.
19h-21h
« SISTERS IN LAW » de Kim Lomginotto et Florence Ayisi (2006, Cameroun, documentaire, anglais pigin sous-titré anglais)
Dans une petite ville à l’ouest de Cameroun: une jeune fille accuse son voisin de l’avoir violée, une femme décide de quitter son mari violent et de le porter plainte, une petite fille fuit sa tante méchante. Les cas comme ceux-ci sont le quotidien de l’avocate Béatrice Nambangintuba et du juge Vera Nkwate Ngassa. Suivant quatre mois de leur travail, le film fait le portrait de ces deux femmes mais il donne également une idée de la vie urbaine à l’ouest du pays.
Mercredi 07/06/2006
16h-18h
« QUAND LES ETOILES RECONTRENT LA MER » de Raymond Rajaonarivelo (1996, Madagascar, fiction, malgache sous-titré français)
Selon la croyance, un enfant né au jour d’une éclipse portera le malheur; à moins qu’il ne survive à une nuit passée dans un enclos où se bousculent des bœufs. Ainsi commence l’histoire tragique de Kapila qui sera heureusement sauvé par Raivo, une jeune femme qui se sait stérile. Peu à peu, entre le village qui l’a condamné dès sa naissance et Kapila s’amorce une dernière bataille, terrible, qui décidera du sort de tous.
19h-21h
« SAMBA TRAORE » de Idrissa Ouedraogo (1992, Burkina Faso, fiction, moré sous-titré français)
Après avoir participé au hold-up d’une station-service, Samba se réfugie dans son village. Il retrouve ses parents et ses amis, ainsi que Saratou qui élève seule son petit garçon. Bientôt, au village, on se pose question sur l’origine de cet argent que Samba dépense sans compter. Samba épouse Saratou. Lorsque Saratou doit être conduite à la ville pour accoucher, Samba comprend qu’il risque d être reconnu par la police.
Samedi 10/06/2006
16h-18h
« WEND KUUNI » de Gaston Kaboré (1982, Burkina Faso, fiction, moré sous-titré français)
Dans un village brûlé par le soleil, un colporteur découvre en pleine brousse un enfant évanoui. Celui-ci, revenu à lui, ne peut expliquer qui il est, d’où il vient : l’enfant est muet. Recueilli par une famille qui lui donne pour nom Wend Kuuni (don de Dieu), il se lie d’amitié avec sa nouvelle sœur adoptive. Wend Kuuni retrouve la parole dans des circonstances tragiques et raconte son histoire. Plus qu’un conte, ce film est un hymne à la vie, tendre et bucolique.
19h-21h
« TILAI » de Idrissa Ouedraogo (1990, Burkina Faso, fiction, moré sous-titré français)
Saga revient dans son village après deux années d’absence. Beaucoup de choses ont changé. Sa fiancée Nogma est devenue la deuxième femme de son père. Mais Saga et Nogma s’aiment toujours. Ils se rencontrent et font l’amour. Pour le village, c’est un inceste et Saga doit mourir…
Mercredi 14/06/2006
16h-18h
« LA PETITE VENDEUSE DU SOLEIL » de Djibril Diop Mambéty (1999, Sénégal/Suisse, 45 min., wolof sous-titré français)
Dans les rues de Dakar, une petite fille qui se déplace à l’aide de béquilles, demande l’aumône. Jusqu’au jour où, bousculée plus fortement que d’habitude par les garçons qui ont le monopole de la vente des journaux, elle jure en se relevant de devenir elle aussi crieuse.
Dès le lendemain, elle sa bat pour vendre, comme les autres, Le Soleil, le célèbre quotidien sénégalais…
« LE FRANC » de Djibril Diop Mambéty (1994, Sénégal, fiction, 45 min., wolof sout-titré français)
Marigo, le musicien, joue à la loterie nationale. Pour le mettre en sécurité en attendant le triage, il colle son billet sur la porte de sa chambre et le recouvre du poster d’un héros de son enfance. Le soir du tirage, la fortune explose aux yeux de Marigo: le numéro gagnant est celui de son billet! Marigo se voit déjà millionnaire. Mais l’ennui est que le billet est toujours collé sur la porte…
19h-22h
« CAMP DE THIAROYE » de Ousmane Sembène (1988, Sénégal, fiction, wolof sous-titré français)
Au Sénégal en 1944 un bataillon de tirailleurs arrive au camp de transit de Thiaroye pour être démobilisé. Ils se sont battus contre les Allemands. Leur fierté d’anciens combattants fait bientôt place à la désillusion devant les promesses non tenues. Le film relate les revendications de ces Africains qui se sont battus pour la mère patrie pendant les deux guerres mondiales sans toute fois obtenir l’égalité et la fraternité. Ils se mutinent, prennent le général en otage. La répression fera plusieurs morts et des prisonniers. Ce sera le début de la prise de conscience pour les indépendances africaines.
Samedi 17/06/2006
16h-18h
«PARLONS GRAND-MERE » de Djibril Diop Mambéty (1988, Burkina Faso, documentaire, 34 min., version française)
Au départ, c’est un reportage sur le tournage d’un film au nord du Burkina Faso. Djibril Diop Mambéty, qui n’avait rien tourné depuis seize ans, reprend sa caméra pour suivre Idrissa Ouédraogo à la réalisation de son film YAABA. De plus en plus, il porte toute son attention sur quelques personnes, des enfants, une vieille femme… promus soudain aux rôles d’acteurs. C’est un regard tendre posé sur la grand-mère, vedette du film, personnage rempli de sagesse et de bonté.
« RABI » de Gaston Kaboré (1992, Burkina Faso, fiction, 62 min., moré sous-titré français)
Après qu´il soit tombé du vélo à cause d´une tortue NOUFOU décide de ramener l´animal chez lui. Son fils RABI, fasciné par la tortue ne réalise plus bien ses tâches c´est ainsi que son père se débarrassa de celle-ci. Son voisin le vieux Pusga lui donna une autre tortue mais RABI veut la domestiquer et s´opposer ainsi à l´autorité de son père. Les échanges entre Pusga et Rabi l´amenèrent a comprendre l´importance de la vie et surtout de prendre conscience de la nature dans laquelle il vit.
19h-21h
« MACADAME TRIBU» de Zeka Laplaine Rép Démoc (1996, Congo, fiction, version française)
Maman Bavusi vit avec ses deux fils, Mike et Kapa , dans le quartier populaire d’une grande ville africaine. Après la mort de son mari elle a perdu son travail au marché et se retrouve souvent seule. De temps en temps elle va chercher un peu de chaleur humaine au bar de Papa Sandu.
Contact/Réservation : Anja Göbel, Tel. : 3392104
Prince Kum’a Ndumbe III
May 18th, 2006 at 12:26 pm
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